Cancer du rein


Le cancer du rein est le troisième cancer urologique après celui de la prostate et de la vessie.
Touchant plus les hommes, il est en constante augmentation. Sa découverte est fortuite dans plus de la moitié des cas. A un stade localisé, son traitement est uniquement chirurgical. A un stade métastatique, pour lequel, jusqu’à présent les traitements étaient peu efficaces, de nouvelles molécules (anti-angiogéniques) semblent très prometteuses.

En France, le nombre de nouveaux cas de cancer du rein était en 2000 de 8 293 et le nombre de décès de 3 607. Ces chiffres sont en augmentation comme dans tous les pays industrialisés. L’explication tient en grande partie à la multiplication des examens d’imagerie réalisés pour tout autre symptôme et qui permettent de découvrir fortuitement la tumeur. D’autres facteurs, notamment environnementaux peuvent être incriminés mais leur responsabilité est difficile à établir de façon formelle. Enfin, dans un faible nombre de cas, il peut exister une origine génétique.

La plupart du temps, le cancer est découvert à un stade localisé au rein. Son traitement repose alors uniquement sur la chirurgie. Si la tumeur est de grande taille, le geste consiste à enlever le rein et le tissu graisseux qui l’entoure. Il s’agit alors d’une néphrectomie élargie. Dans le cas des tumeurs de plus petit volume, on peut parfois se contenter de l’exérèse d’une partie du rein ou de la seule tumeur. Il s’agit alors d’une néphrectomie partielle ou d’une tumorectomie. Ces gestes sont souvent réalisés sous cœlioscopie.

Dans le cas des lésions déjà étendues à d’autres organes, la prise en charge associe de façon collégiale le chirurgien urologue, l’oncologue et parfois le radiothérapeute.

Après exérèse, la tumeur est analysée. Le suivi est prolongé pendant plusieurs années et consiste en un examen clinique associé à des examens d’imagerie et des prises de sang tous les trimestres ou tous les semestres.


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