Cancer de la Vessie


Loin d’être rare, le cancer de la vessie est le second cancer urologique après celui de la prostate. Son facteur de risque principal est le tabac mais il existe également des formes professionnelles. On distingue schématiquement 2 types de cancers : ceux dit superficiels ou polypes et ceux infiltrants. Leurs traitements peuvent être la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou une combinaison de ces différents traitements.

En France, il touche de 10 000 Français chaque année (chiffres de l’an 2000) . C’est un cancer majoritairement masculin (3 à 5 hommes pour une femme) et qui frappe surtout entre 50 et 70 ans.
Plusieurs facteurs de risque de ce cancer sont clairement identifiés : le tabagisme (responsable d’un cancer sur deux), certains produits chimiques pouvant le faire classer comme une maladie professionnelle.
Le premier élément qui doit faire évoquer son diagnostic est la présence de sang dans les urines (hématurie). D’autres anomalies lors de l’émission d’urine (gênes, envies fréquentes, douleurs) doivent également alerter. Pour préciser les choses, il faut réaliser différents examens et surtout, une cystoscopie ou fibroscopie vésicale qui permet d’aller voir dans la vessie.
Les tumeurs de la vessie sont formées d’une prolifération des cellules qui tapissent la paroi interne de la vessie. Ces cellules se multiplient et forment des polypes qui peuvent se développer vers l’intérieur de la vessie ou s’enraciner dans la paroi. On distingue donc les polypes superficiels dont les racines sont courtes et les polypes infiltrants dont les racines plongent profondément dans la paroi. Ces derniers sont beaucoup plus dangereux car ils disséminent beaucoup plus facilement. Pour connaître le type de polype, le premier temps est la réalisation d’une résection (sorte de grattage) du polype par les voies naturelles.
En cas de tumeurs superficielles, la résection peut suffire à régler le problème. S’il y a plusieurs tumeurs superficielles ou des récidives, des produits pourront être instillés dans la vessie pour empêcher la progression du cancer ou la récidive (BCG thérapie ou chimiothérapie intra vésicale).
Des contrôles par examen des urines et cystoscopie sont régulièrement effectués. Dans ce cadre et comme dans tous les traitements du cancer de la vessie, le sevrage tabagique fait partie intégrante de la prise en charge.
S’il s’agit d’un cancer infiltrant, la totalité de la vessie est enlevée, on parle alors de cystectomie totale. Chez l’homme, la prostate et les vésicules séminales sont également retirées Chez la femme, on associe l’ablation de la paroi antérieure du vagin et de l’utérus. Après l’ablation de la vessie, deux méthodes permettent d’évacuer les urines : dans une poche extérieure (intervention de Bricker) ou dans une nouvelle vessie construite à partir d’un segment de l’intestin grêle (entérocystoplastie) et connecté à l’urètre. Pour les patients opérés pour des cancers invasifs, l’orifice de la dérivation artificielle doit être contrôlé. Pour les patients bénéficiant d’une vessie artificielle, un réapprentissage du contrôle des muscles et des nerfs est nécessaire. Enfin, des examens réguliers témoigneront d’un bon fonctionnement des reins.
Lorsque l’opération n’est pas réalisable, on peut traiter le cancer par radiothérapie et chimiothérapie afin d’empêcher la survenue de métastases.


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